Encodeur / décodeur Base64

Convertissez du texte en Base64 ou l'inverse, en direct dans les deux sens.

Comment fonctionne l'encodage Base64

Le Base64 représente des données binaires quelconques à l'aide de 64 caractères imprimables uniquement : les 26 lettres minuscules, les 26 majuscules, les 10 chiffres, puis + et /. Le principe est un simple regroupement de bits : les octets sont pris trois par trois, soit 24 bits, qui sont redécoupés en quatre paquets de 6 bits ; chaque paquet de 6 bits (une valeur de 0 à 63) désigne un caractère de l'alphabet. C'est pour cela qu'une chaîne encodée est environ un tiers plus longue que la donnée d'origine, et que sa longueur est toujours un multiple de quatre — au besoin complétée par un ou deux = de remplissage.

Concrètement, le mot Bonjour devient Qm9uam91cg==. L'opération est totalement réversible et ne dépend d'aucune clé : c'est une réécriture, pas une protection. Avant d'encoder, cet outil convertit votre texte en octets UTF-8, ce qui garantit que les accents et les emojis reviennent intacts au décodage — un point sur lequel les fonctions natives du navigateur échouent si on les utilise directement.

Cas d'usage courants

Le Base64 sert partout où des données binaires doivent traverser un canal conçu pour du texte. Les situations les plus fréquentes :

  • Images en ligne dans du CSS ou du HTML — une petite icône intégrée sous forme de data:image/png;base64,… évite une requête réseau supplémentaire.
  • Pièces jointes d'e-mails — le protocole SMTP a été conçu pour du texte ; les fichiers joints y circulent encodés en Base64.
  • En-têtes HTTP et jetons — l'authentification Basic transmet un couple identifiant/mot de passe encodé en Base64, et les trois segments d'un JWT sont en Base64url. Dans les deux cas, l'encodage n'apporte aucune confidentialité : seul HTTPS protège le transport.
  • Débogage d'API — décoder une valeur reçue permet de vérifier rapidement ce qu'elle contient réellement avant d'aller plus loin.

À l'inverse, le Base64 n'a aucune place dans un usage de sécurité : encoder un mot de passe ou une clé d'API ne les cache de personne, puisque l'opération inverse est immédiate et ne demande aucun secret. Pour rendre un contenu réellement illisible sans le mot de passe correspondant, il faut un chiffrement.

Non : c'est un encodage, pas un chiffrement. N'importe qui peut décoder du Base64 instantanément, sans mot de passe ni clé — il ne protège aucune confidentialité. Pour chiffrer réellement un texte avec un mot de passe, utilisez le chiffrement AES.

Non. L'encodage et le décodage se font entièrement dans votre navigateur, en JavaScript.

Oui. Le texte est d'abord converti en octets UTF-8 avant l'encodage Base64, ce qui préserve exactement les accents, emojis et autres caractères non-ASCII lors de l'aller-retour.

Ce sont des caractères de remplissage (padding). Le Base64 encode les octets par groupes de trois, transformés en quatre caractères. Quand le dernier groupe est incomplet, un ou deux « = » sont ajoutés pour atteindre une longueur multiple de quatre. Ils ne transportent aucun bit de données : leur nombre indique seulement combien d'octets comptait le dernier groupe.

Deux causes dominent. Soit la chaîne contient des caractères hors de l'alphabet Base64 (A-Z, a-z, 0-9, + et /) ou sa longueur n'est pas cohérente avec le padding — c'est souvent le signe d'une copie tronquée. Soit elle utilise la variante Base64url, où « + » et « / » sont remplacés par « - » et « _ » : remplacez-les avant de décoder.

D'environ 33 %. Trois octets d'origine deviennent quatre caractères, chacun codant six bits au lieu de huit. C'est le coût à payer pour faire transiter des données binaires dans un canal qui n'accepte que du texte.

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